« Terminator : Renaissance », voilà un film qui porte bien son nom. Après un troisième opus qui se contentait d'imiter le grand maitre Cameron et dont le seul intérêt était la dernière image du film annonçant le début de la guerre avec les machines voilà que les studios décident de remettre ça six ans plus tard et d'opérer une réelle renaissance pour la franchise. On oublie presque tout du troisième opus qui avait laissé plus d'une personne perplexe et on relance la série avec un tout nouveau modèle de scénario. Dorénavant l'histoire de la menace qui vient du futur pour éliminer John Connor est oubliée tout simplement car on y est dans ce futur.
Pouvoir enfin voir le futur chaotique décrit par Cameron dans le premier épisode de la saga c'est un peu le même effet que de voir maitre Yoda enfin se battre au sabre laser dans « Star Wars », un fantasme qui se réalise. C'est sans aucun doute cela l'intérêt principal du film et le réalisateur McG montre une certaine aisance avec les effets spéciaux créant ainsi un univers cohérent permettant à ce futur-destroy de prendre forme. Il faut dire qu'avant d'être un artiste McG est surtout un technicien ce qui fait de « Terminator : Renaissance » un étalage d'effet spéciaux créant ainsi le spectacle explosif et divertissant que l'on pouvait attendre de ce blockbuster. En effet, le film qui est un divertissement de très haute qualité n'est rien d'autre qu'un blockbuster estival et on est bien loin de la réflexion que James Cameron a put apporter dans les deux premiers opus. Toutefois, alors que « Terminator 3 : Le soulèvement des machines » se contentait de recréer le même scénario que le second opus ici l'histoire proposée par les scénaristes permet l'installation d'une nouvelle action qui tout en se référant aux anciens films arrive à s'en détacher pour se développer de façon indépendante. « Terminator : Renaissance » est le film parfait pour annoncer une nouvelle saga. Sans être trop ambitieux et trop gourmand le film arrive à installer une mythologie et des personnages sur une base assez solide pour que puisse se construire dessus une nouvelle trilogie. Le film semble souvent servir uniquement à présenter les personnages mais ne s'attarde pas dessus pour autant reléguant ainsi les personnages secondaires presque au statut de figurant. On espéré toutefois que de nouveaux épisodes viendront étoffer tout cela comme par exemple la relation entre John Connor et son père plus jeune que lui Kyle Reese. L'introduction du nouveau personnage de Marcus Wright interprété par un Sam Worthington, qui signe la meilleur prestation du film, est des plus judicieuse et permet de créer une intrigue toute nouvelles dans l'univers de Terminator qui est de savoir définir la limite entre ce qui est une machine et ce qui est humain. Christian Bale reste quant à lui dans son registre de jeux en faisant preuve d'une impassibilité défiant toute épreuve mais le monsieur a de la gueule et il en impose vraiment à l'écran.
« Terminator : Renaissance » souffre tout de même d'un montage charcuté suite aux nouvelles orientations des studios qui, après l'échec commercial de « Watchmen », ont décidé de ne plus produire de blockbuster de plus de deux heures mais également que ceux ci ne devraient pas passer au dessus de la classification PG-13 (interdit au moins de 13 ans). McG a dut donc revoir son montage et retirer de nombreux scènes qui auraient put expliquer de nombreuses choses restant floues dans le film. Ce nouveau Terminator se trouve être également le plus gentille de la série. Pas une goute de sang visible à l'écran. Bien que Terminator ne soit pas Rambo il est légitime de s'attendre à un peu d'action sanguinolente. Il ne nous reste donc plus qu'à être patient et attendre la sortie du DVD pour profiter d'un director's cut.
Finalement, « Terminator : Renaissance » représente tout ce que l'on peut attendre de ce type de production mais arrive à refaire vivre un mythe et à relancer la machine après un épisode trois un peu manqué. McG donne au spectateur ce qu'il veut voir et nous offre même l'apparition du gouvernator en version numérique dans son film qui ressemble plus à un clin d'œil ou à une private joke à défaut d'être nécessaire à l'histoire. Ce film, bien que loin d'être un chef d'œuvre, est la preuve que l'on peut faire confiance à McG pour continuer l'aventure et aller encore plus loin dans cette histoire qui, il faut le dire, fait partie intégrante de notre pop-culture.
7/10

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