mardi 31 mars 2009

"Romaine par moins 30" de Agnes Obadia


"Romaine par moins 30" raconte l'histoire de Romaine qui se fait emmener par son petit ami au Québec où il espère y construire une nouvelle vie. Toutefois dés l'atterrissage les inquiétudes de Romaine pousse son compagnon à mettre fin à leur relation laissant ainsi la pauvre Romaine seule en plein Montréal. Pour récupérer son billet et son passeport elle va devoir traverser le Québec et retrouvé son ancien compagnon dans le grand nord.

Voila comment commence le premier long-métrage d'Agnes Obadia. Avant de réaliser ce premier film la réalisatrice avait déjà utilisée le personnage de Romaine dans différents courts-métrages. Sans être totalement des suites directes cette ensemble de films permet surtout de créer l'idée du personnage de Romaine pour arriver au résultat de "Romaine par moins 30". Romaine est une personne assez perdue qui ne sait pas ce qu'elle veut à part tout et son contraire. Ainsi on a affaire à quelqu'un d'assez agaçant qu'on a du mal à plaindre malgré tout ce qui peut lui arriver. Durant son périple à travers le Québec les situations les plus folles vont lui arriver et c'est la que ça coince. En effet certaines situations poussant l'absurde trop loin ne font qu'arracher un maigre sourire de la bouche et bien que dans son ensemble le film soit assez sympathique on n'explose de rire à aucun moment du film. On peut le dire "Romaine par moins 30" correspond vraiment à la comédie romantique française de base sur le petit couple trentenaire. On est face à un réel divertissement qui remplirait à merveille la case de 20h50 le soir sur TF1.

Le film se démarque tout de même par une réalisation assez bien gérée. Les plans sur les espaces du grand nord canadien sont vraiment intéressant et on ressent un réel influence du cinéma américain. On a même le droit à une scène où une policière enceinte arrête Romaine accidenté sur une route de neige. Même si Agnes Obadia s'en défend, avec un personnage comme cela on ne peut penser qu'à "Fargo" des frères Coen mais attention la comparaison s'arrête là et il n'est pas question d'avoir ce genre de comique délirants ou tout part très loin mais de façon construite. On peut aussi se rassurer du fait qu'Agnes Obadia ne soit pas tombé dans le piège où elle aurait put réaliser "Bienvenue chez les ch'tis" au Québec. Forcément on rigole de l'accent et des expressions typiques de nos cousins nord-américains mais à aucun moment il est tenté d'en faire le sujet principal du film ou même d'établir des clichés ou des généralités.

Pour son premier film Agnes Obadia nous livre un produit ni bon, ni mauvais. "Romaine par moins 30" a même son petit côté divertissant mais cette comédie manque de saveur et de pertinence. Il y aura certes de bien plus mauvaise comédies françaises cette année, hélas il n'y aucun doute la dessus, mais "Romaine par moins 30" est un film qui reste dans la moyenne à presque tout les plans, le jeux des acteurs, le scénario, l'effet comique. Bref, ça n'a pas vraiment de goût comme ça on est sur d'aimer.

5/10

lundi 30 mars 2009

Southland Tales de Richard Kelly


Je vous avez déjà parlé de la sortie du DVD de "Southland Tales" cette semaine et il est temps maintenant de faire un bilan sur le produit finit. Ayant déjà parlé du parcours chaotique qu'a connut le film je ne vais pas me ré-intéressé à cela.

Synopsis:

Californie, 2008. Une attaque nucléaire a précipité l'Amérique dans la 3e Guerre Mondiale. Face à la pénurie de carburant, la compagnie US-IDent élabore un générateur d'énergie inépuisable, qui altère la réalité et va bouleverser les vies de l'acteur Boxer Santaros, de l'ex-star du X Krysta Now et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner, dont le destin se confond avec celui de l'Humanité toute entière...

Le film:
Richard Kelly nous avait déjà servit le cultissime "Donnie Darko" sur un plateau et voila que son second film est aussi culte, voir encore plus. Certes avec son échec critique et commercial "Southland Tales" a démarré sa carrière avec un certains handicap compromettant sa diffusion à grande échelle. Il faut toutefois rappeler que des film comme "Brazil", de Terry Gilliam, et "Blade Runner", de Ridley Scott, aujourd'hui culte, ont connut le même genre de déboires à leur sortie.
Quand on regarde "Southland Tales" la grande question que l'on se pose est : peut on aimer un film sans rien y comprendre? La réponse est oui, définitivement oui. N'espérez pas comprendre "Southland Tales" au premier visionnage. Il faudra au moins regarder le film deux ou trois fois avant de commencer à assimiler toute la complexité du scénario. C'est dans son ambiance que Richard Kelly donne toute la force de son film. Malgré un thème aussi grave que l'apocalypse "Southland Tales" est avant tout une comédie politique où l'on ressent les cicatrices du 11 septembre et toutes les conséquences politiques que cela a put donner aux États-unis. Le film se démarque surtout par son ambiance planante accentué par la musique de Moby qui trouve son paroxysme lors d'une scène finale sur le sublime morceau "Memory Gospel". Le paradoxe de "Southland Tales" réside dans cela. Malgré un scénario des plus complexe le film se déroule comme un ruisseau qui coule avec une fluidité impressionnante qui nous entraine comme dans un trip. On ressent également l'ambiance du Southland, Los-Angeles dans le discours des journalistes, comme si on y était et comme si on était inclut dans l'histoire.
L'aspect culte du film est dut également à ces acteurs, que certains qualifieront de "seconde zone". En effet le casting est digne d'une comédie pour ado basique mais ce sont de réelle performance auxquelles nous avons affaire. The rock, l'ancien catcheur, est impressionnant dans son rôle d'amnésique paumé et son charisme crée de nombreuses scènes comiques et répliques cultes ("Pimps don't commit suicide"). Sarah Michelle Gellar, l'ancienne tueuse de vampire, est parfaite dans la peau d'une ancienne actrice de X écervelé qui essaye de revenir au devant de la scène en animant un talk show d'actualité. Toutefois, c'est vers Sean William Scott, le Stiffler de "American Pie", que doivent se tourner tout les louanges. En effet, on peur réellement parler de rôle de composition et d'un réel contre-pieds face au reste de sa carrière. En incarnant les jumeaux Taverner à lui tout seul il se trouve au centre de l'histoire avec deux personnages plutôt émouvant tout aussi paumés que le monde qui les entoure. Le reste du casting est tout aussi étonnant comme si le fait d'être dans "Southland Tales" à donner aux acteurs les mêmes effets que la potion magique. On retrouve Justin Timberlake, Mandy Moore, Kevin Smith dans différents second rôle tout aussi délirant les uns que les autres.
"Southland Tales" est également une œuvre chargée en symbole, principalement religieux, ce qui en fait presque une mise à jour de la bible et de sa vision de l'apocalypse. Il faudra encore surement de nombreuses années de visionnages et d'analyse pour comprendre toute la signification du film mais le résultat est là. "Southland Tales" est tout simplement un petit bijoux que nous offre le cinéma indépendant américain et il est vraiment dommage que celui ci n'est pas put être diffusé au plus de gens possible.
En oscillant constamment entre comédie, science-fiction et film politique Richard Kelly montre qu'il est surement l'un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération et on ne peut être qu'impatient de voir ce que donnera son prochain film "The Box", tout en espérant que ce dernier ne suive pas le même chemin.
8/10

Contenu du DVD:
Quelle déception de voir un objet si peut travaillé pour un film de cette envergure. Alors que Wild Side avait annoncé que deux versions du film seraient disponibles, celle du festival de Cannes et celle diffusée en salle, seul la version d'exploitation est présentes. Aucune scène coupée n'est proposée en compensation, pas de making-off qui aurait put nous éclairer sur la conception du film et peut-être nous faire comprendre d'autres éléments et même pas la peine d'espérer trouver la BD qui faisait office de préquel au film avec l'achat de ce DVD. Seul une bande-annonce est proposée (sans compter toutes les bandes annonces commerciales intempestives pour les autres films Wild Side). On a aussi le droit à un entretient, pas si pertinent que ça, avec Richard Kelly suivit de la conférence de presse à Cannes avec tout le côté marketing que l'on reconnait à ce genre d'événement. Seul le commentaire audio du réalisateur sur son film se démarque et nous apprend réellement de nouveaux éléments. Pour espérer avoir plus de contenue il faut se tourner vers l'édition spécial fnac qui propose en plus un ridicule petit dossier de presse plus proche du catalogue qu'autre chose.
Pour les aspects plus techniques maintenant. Alors que j'essaye de regarder le film sur mon PC portable le CD refuse de se faire lire, j'essaye donc sur mon lecteur DVD même problème. C'est finalement ma Playstation qui me sauve la vie et m'évite de courir au service après-vente. Peut être qu'il est légitime de demander une liste des lecteurs compatible avec le DVD de la part de Wild Side même si je trouve ça plus que choquant car à partir du moment où l'on achète un DVD (ou CD) on a légalement le droit de le lire sur toute les plateformes conçut à cette usage.
Pour ce qui est des versions du films il y'a bien sur le traditionnelle choix VF ou VOST. La version VF est en dolby 5.1 et pour la VOST on a le choix entre le DTS 5.1 ou le dolby 2.0 . En toute logique je lance le film en VOST et je choisit le DTS 5.1. Surprise sur cette version je n'ai pas les sous-titres. Je change de version et je met la dolby 2.0. Surprise c'est la version française qui est diffusé. Énervé je remet la version DTS 5.1 et la miracle les sous-titres apparaissent et les gens parlent dans la bonne langue. Un petit contretemps pas bien grave mais particulièrement énervant.
Bref le DVD se rattrape un peu grâce à la beauté de ces menus en accord avec l'ambiance du film mais on aurait tout de même put espérer un plus bel objet.

4/10





Découvrez Moby!

vendredi 27 mars 2009

"Zack and Miri make a porno" de Kevin Smith


Zack et Miri, deux jeunes adultes à l'amitié platonique décident de solliciter l'aide de quelques unes de leurs connaissances pour réaliser un film ponographique amateur, et empocher une certaine somme d'argent. Zack et Miri vont peu à peu se rendre compte que les sentiments qu'ils ont l'un pour l'autre sont peut être plus profonds qu'ils ne l'imaginaient...

Voici le grand retour d'un maitre de la comédie US, j'ai nommé le grand Kevin Smith. Dans la seconde moitié des années 90 et le début des années 2000 c'est lui qui nous faisait mourir de rire avec "Clerks" (1 et 2), "Dogma", "Jay et Silent Bob contre-attaque"... Mais depuis 2006 il s'en ai passé des choses dans le paysage comique américain. Judd Apatow est arrivé avec toute sa bande pour complètement bouleversé la comédie US, les rois comiques des années 90 ont étés détronés (Mike Myers, les fréres Farelly...) et l'espoir est mis sur de nombreuses nouvelles têtes (Seth Rogen, Micheal Cera, Jonah Hill, Bill Hader...). Avec toute ces nouvelles données il était légitime de se démander si Kevin Smith était encore au top niveau comédie ou si comme nombreux de ses collègues le passage aux années 2000 a été fatale.
En voyant "Zack and Miri make a porno" on ne peut dire que oui. Oui, oui, oui Kevin Smith est toujours au top et le plus fou c'est que on voit réellement un film de Kevin Smith égale à lui même qui n'essaye pas de s'adapter aux nouveaux canons du genre. Je pousserais même le raisonnement jusqu'à me demander si Kevin Smith n'est pas en quelque sorte celui qui a permis à l'humour Apatow des années 2000 de s'installer. En tout cas on retrouve à peu prés les mêmes choses : un humour bien gras qui fait mouche, des dialogues excellent, le film bourré de références populaires et une forte tendance à la culture geek.
Tout en restant égal à lui même Kevin Smith fait tout de même en sorte de s'adapter au nouveau monde qui l'entoure. On retrouve bien sur ses acteurs fétiches, Jason Mewes (le fameux Jay) et Jeff Anderson (l'employé du vidéo-club de Clerks), mais on retrouve surtout les nouvelles têtes de la comédie US avec Seth Rogen, Elizabeth Banks ou Craig Robinson qui ont tous tourné dans au moins une production Apatow.
Kevin Smith arrive toujours à allier gros délire et réflexion. Comme il l'avait fait dans les "Clerks", sur le sens de la vie et les choix que l'on fait, ou dans "Dogma", sur la religion, un réel discours est installé dans "Zack and Miri make a porno". Un discours peut être contestable qui affirme que l'amitié entre les deux sexes n'est pas possible et que cela finira forcément par une histoire de cul mais un discours qui se tient quand même et qui est bien mené.
Quand on voit le synopsis du film on sait très bien comment celui-ci va finir donc il n'y a pas vraiment de grosse surprise à l'arrivée. Malgré quelques moment cucu la praline sur la fin où le gros délire du tournage porno est un peu laissé à l'écart "Zack and Miri make a porno" reste une trés bonne comédie US dans la lignée de ce qu'avait déjà put nous proposer Mr. Smith qui nous montre que malgré sa dernière petite absence des écrans de sa part on n'est pas prêt d'arréter d'entendre parler de lui.
En tout cas pour profiter de "Zack and Miri make a porno" vous allez devoir sacrément patienter car le film n'a toujours pas de sortie prévu en France. Si vraiment vous ne pouvez pas attendre il y a toujours d'autres moyens plus ou moins légaux (ça leur apprendra à ces ******** de distributeurs et de producteurs de nous faire poireauter)

7/10

jeudi 26 mars 2009

La fête du cinéma 2009 durera 7 jours

(info via allociné )
Pour son 25ème anniversaire, la Fête du Cinéma 2009 durera non pas 3 mais 7 jours, du samedi 27 juin au vendredi 3 juillet. Cet allongement de la durée de la manifestation s'accompagne d'une augmentation des prix, la place passant de 2 à 3 euros.L'information a été confirmée par Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF), la Fête du Cinéma 2009 durera 7 jours, et non plus 3 jours comme par le passé. La manifestation, qui fête cette année sa 25ème édition, sera organisée du samedi 27 juin au vendredi 3 juillet dans tous les cinémas français. Cet allongement de la durée s'accompagne d'une augmentation des prix, la place passant de 2 à 3 euros. Pour le reste, les modalités restent inchangées. Pour bénéficier de l'offre, le spectateur devra présenter un Pass, qui lui sera remis lors de l'achat d'une première place plein tarif.

En voilà un beau de cadeau empoisonné. Je me souviens encore du temps où j'avais entre 10 et 12 ans. J'économisais tout le mois de juin pour avoir les 50francs pour me payer ma première place et après je ne payait plus que 10francs. 2002 arrive et voila l'euro. La fête du cinéma arrive encore en juin et là on est honnête avec nous, les directeurs de cinémas ont appris à bien convertir les francs en euros et la première place est à 7,50€ et la seconde à 1,50€. Mais bon pensons un peu à ces pauvres caissier qui doivent manipuler pleins de petite pièces. Pas grave les directeurs de cinéma par le biais de la FNCF trouvent la solution. Une place tarif plein à 8€ donne droit aux places à 2€. 2€ qu'est ce que c'est pour voir un film? Juste une augmentation de 50 cents c'est rien du tout. N'empêche que d'une place à 10francs on est arrivé à un places à 13francs environ. Voila maintenant qu'on sabote un grand rendez-vous du cinéma français depuis 25 ans. Tout d'abord le prix de la place, 3€=19,6francs, devient particulièrement excessif. En sachant que la place de cinéma moyenne en France coûte 5,60€ quel est l'intérêt de faire un événement comme cela si il n'y a même pas 50% de réduction?
Même dans les multiplexes où la place est à 8 voir 9€ que est l'intérêt de devoir rallonger encore toute cette argent. Car il faut aussi avouer que sauf exception la fête du cinéma est la période où sortent les nombreuses daubes de l'été qu'on n'oserait pas aller voir sans cela.
De plus une semaine de fête de cinéma. Qu'est ce que c'est que ce délire? La fête du cinéma le principe c'est que pendant un week-end on se gave la tête de film parce que ça ne coûte que 1,50€ ou 2€ (et pas 3€) et surtout parce que ca dure que un week-end. Ce qui va se passer c'est que comme ca durera une semaine et que c'est plus chère les spectateur viseront les films qu'ils voudront aller voir car il ne pourront pas s'amuser à faire ça toute la semaine autant au niveau du temps que du porte-monnaie. Le plaisir de choisir un film au hasard, ou passera ce plaisir quand on sait toute les nouvelles contraintes?
Personnellement je trouve qu'en période de crise où l'accès à la culture et aux loisirs est de plus en plus compliqués ce nouveau dispositif est presque insultant pour les spectateurs. De plus là où il y'a un réel problème c'est qu'en ce moment l'exploitation cinématographique en France n'est pas à plaindre. En effet paradoxalement les effets de la crise font du bien aux salles obscures. Après une année 2008 fructueuse grâce, entre autre, à "bienvenue chez les ch'tis" l'année 2009 s'annonce très bonne avec déjà 15 000 000 de spectateurs en janvier et la tendance se confirme.
Alors aidez-moi à répondre à ce problème. Pourquoi ce nouveaux dispositif? Il y'a plus de gens qui viennent au cinéma que les années précédentes donc il n'y a pas de manque à gagner à compenser. Si la fête du cinéma dure plus longtemps ça veut dire que plus de place seront acheté que d'habitude, donc plus d'argent dans les caisses, donc même conclusion, il n'y a aucun manque à gagner à compenser.
La réponse est tout simplement qu'on a encore confondu culture/loisir (pour moi les deux vont ensemble) et industrie. On prend encore le spectateur (ou ici plutôt le consommateur) pour une vache à lait qu'on abreuve de daube et qu'on fait constamment revenir pour qu'il crache encore son argent. Alors j'ai une pensée pour conclure tout cela:
Messieurs, dames du FNCF.
Ne venait pas pleurer lorsque les gens ne viennent plus dans vos salles et qu'ils téléchargent. Vos multiplexes au tarifs exorbitant survivront tout de même et ce n'est pas pour autant que vous aiderez plus les vrais salles de cinéma de proximités dont vous êtes aussi responsables. Le jour au vous comprendrez que ce n'est pas un produit que vous vendez à des clients mais du rêve et du voyage à vos spectateur alors peut-être qu'on pourra enfin se comprendre. En attendant la fête du cinéma se fera cette année sans moi et se sera une première depuis 10 ans.

Duplicity de Tom Gilroy


Prenons Tony Gilroy, scénariste de la trilogie "Jason Bourne" et réalisateur de "Micheal Clayton", Clive Owen et Julia Roberts, mélangeons tout ça et nous obtenons "Duplicity". Claire et Ray sont respectivement ex-agent de la CIA et du MI-6 reconvertis dans l'espionnage industriel pour des entreprises cosmétiques. Ces deux là s'étaient déjà rencontrés cinq ans auparavant lors d'une mission et aujourd'hui ils se retrouvent à nouveaux en travaillant tout les deux pour la même entreprise. Mais est ce vraiment un hasard qu'ils aient tout d'un coup le même patron et ne sont-ils pas plus que de simples collègues?
"Duplicity" est un espèce de "Mr et Mme Smith" à la sauce espionnage industriel en moins délirant. Le film entier repose sur les épaules de son duo d'acteur qui tente tant bien que mal de donner un intérêt à ce film. Toutefois on voit plus Clive Owen et Julia Roberts que leurs personnages. En effet il est toujours dure de se détacher de l'image médiatique que nous avons des acteurs mais dans "Duplicity" aucun membre du casting ne nous y aide. Clive Owen fait du Clive Owen, avec son côté mâle sûre de lui gonflé au testostérone, et Julia Roberts est toujours Julia Roberts, avec un rôle de femme un peu manipulatrice et également sûre d'elle même. De plus le même duo d'acteur était déjà réunit dans "Closer" de Mick Nichols ce qui nous aide encore moins à nous détacher de l'image que nous avons d'eux.
Le film se construit tout autour de l'histoire de ce couple d'espion essayant de concilier leur profession et leurs envies personnelles. A de nombreuses reprises Tony Gilroy s'amuse avec des flashs-backs pour nous raconter l'histoire de ce couple en parallèle avec la mission qu'il réalise. Au lieu de nous attacher au couple et à son histoire par ce procédé Tony Gilroy ne fait que nous détacher du film et de son déroulement. En effet après chaque flash-back il faut au moins quelques bonne minutes pour comprendre à quel moment nous sommes et se souvenir à quoi cela correspond dans l'histoire avant que ces flashs-backs intempestifs ne soit venues nous gêner. Ainsi tout au long du film le spectateur se perd à chacune de ces séquences et l'histoire installée entre les deux espions est des plus bancales et se démarque par un manque flagrant d'originalité. Toute leur vie de couple se résume à savoir si l'un manipule l'autre à des fins professionnel et pour installer un semblant de discours et de pensé Gilroy essaye d'étendre cette paranoïa à l'ensemble des couples sur cette planète. On arrive presque au niveau de la psychologie de cuisine frôlant avec la démagogie.
Il est également difficile de regarder "Duplicity" du bon œil. En effet, on ne sait pas trop si c'est une comédie ou un film d'espionnage. Comédie car à de nombreuses reprises on comprend que Gilroy essaye de nous faire rire mais en vain. Presque chaque vanne du film est suivit d'un long silence dans la salle. Cela se traduit essentiellement par le personnage joué par Paul Giamatti qui doit représenter un patron quelque peu exubérant et qui devrait nous faire rire. Tout au long du film ce personnage et de plus en plus insupportable par son attitude et son manque de charisme. De nombreuses situations laissent à croire qu'il faut rigoler mais c'est joué avec tellement peu de décalage qu'on ne sait pas trop et finalement on se demande si ce n'est pas tout simplement le scénario qui n'est pas un peu ridicule. En tout cas ce qui est sûre c'est qu'à aucun moment le rythme des films d'espionnages, caractérisé par un suspense plus que présent nous accrochant jusqu'au bout, ne se met en place dans "Duplicity"
"Duplicity" se conclut sur une espèce de fin ou l'on répond à l'accroche du film,"qui manipule qui?", pour dire que tout le monde manipule tout le monde dans l'espionnage et faire un espèce de procès "tout le monde vs. tout le monde". Il a fallut deux longues heures pour arriver à cette conclusion qui ne fait que défoncer les portes déjà ouvertes et que l'on à tous devinés. Après un "Micheal Clayton", également sur l'espionnage industrielle, qui n'a pas non plus fait l'unanimité Tony Gilroy devrait laisser tomber la caméra et reprendre du papier et un stylo pour récupérer la place qui est la sienne, celle de scénariste.

4/10

Critique également disponible sur le quotidien du cinéma

mardi 24 mars 2009

SKIP THE USE


J'étends un peu mon marché en parlant un peu de musique.
C'est tout nouveau, c'est tout frais. Voici le trailer de SKIP THE USE qui ne cesse de retarder la sortie de son premier album, cette fois on nous annonce automne 2009 alors qu'il était prévu pour mars, mais en voyant ces images, et surtout en entendant le son, l’attente vaut sûrement le coup.

Pour voir le teaser c’est à cette adresse:http://www.vimeo.com/3786715

Petite présentation rapide du groupe :

Après avoir joués dans le groupe Carving (groupe skate-punk) qui au bout de 10 ans d'activité n'avait plus qu'un seul membre d'origine ces cinq loubards ont pris une orientation musicale différente portant plus sur une musique plus mainstream. Skip The Use c'est un mélange de post-punk, de disco et de rock. Certe en ce moment avec le renouveau de l'indie ce n'est pas trés originale de taper dans ce genre de musique mais Skip The Use trouve quand même son identité et se démarque d'autres groupes. L'énergie punk de Carving est conservé, et cela se confirme sur scéne, et on retrouve encore quelques envolés ska. De plus ils sont lillois, soyons chauvain ça ne fait pas de mal.

Aprés avoir fait essentiellement de le scéne, leur terrain de prédilection, et de nombreuses avant première (Trust, Rage against the machine, Beat assaillant) on attend avec impatience de voir le résultat studio de tout cela pour voir si leur galette est aussi puissante que leur live et vérifier qu'il ne se sont pas trompés en prenant cette direction artistiques. Mais bon pour l'instant on est assez confiant.

Pour les fans de : Carving, Bloc Party, Blondie, The Hives, Blur




vendredi 20 mars 2009

Top 5 : Teen movies

Alors que le très bon "Une nuit à New-York" vient de sortir sur nos écrans faisons un petit récapitulatif de ce qui se fait de mieux comme Teen Movies

1- Supergrave de Greg Mottola

Evan et Seth sont deux amis pas très futés qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. Pourtant, il va bien falloir qu'ils apprennent, parce que cette année, ils sont inscrits dans deux universités différentes !
Evan est craquant, plutôt intelligent et constamment terrifié par la vie - et les filles en particulier. De son côté, Seth parle trop, ne tient pas en place et s'intéresse vraiment beaucoup à tous les aspects de la reproduction humaine...
Pour ces deux-là, il est temps d'affronter l'existence, les filles et leur destin, mais pour cela, ils doivent d'abord survivre à cette nuit fatidique, leur première nuit, celle qui vous excite, vous terrifie et dont vous vous souviendrez toute votre vie !



2- Une nuit à New York de Peter Sollet

Nick, qui est membre d'un obscur groupe de rock indépendant, vient de vivre une rupture difficile. De son côté, Norah a du mal à donner un sens à sa vie et à sa relation épisodique avec un musicien trop égoïste.
Les deux jeunes gens n'ont rien en commun, sauf leurs goûts musicaux. Leur rencontre fortuite va les entraîner toute une nuit à New-York vers le lieu mystérieux où doit se produire leur groupe préféré. Au cours de cette nuit de surprises et d'aventures, ils vont découvrir qu'ils ont peut-être plus en commun que leur seul amour de la musique...





3- Juno de Jason Reitman

Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.

Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé. Avec l'aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du jour

nal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d'adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage...



4- The Girl Next Door de Luke Greenfield

Matthew, 18 ans, est un étudiant modèle qui n'a jamais vraiment vécu sa vie, jusqu'au jour où il tombe sur sa nouvelle voisine, la magnifique et apparemment innocente Danielle. Quand Matthew découvre que cette voisine idéale est une ex-star de films X, il va commencer à perdre le contrôle de sa paisible existence...







5- 100 Girls de Micheal Davids (II)

Matthew, un étudiant, rencontre la fille de ses rêves dans un ascenseur. Seul problème, une coupure d'électricité les plonge dans le noir avant qu'il ait pu découvrir son visage.

De discussions passionnées en confidences intimes, ils passent une nuit torride ensemble... Au petit matin, l'ascenseur s'est remis en marche et la mystérieuse inconnue a disparu, laissant derrière elle pour seul indice... sa petite culotte !
Sur les conseils experts de Rod, son colocataire obsédé par les jeux vidéo et les films pornographiques, Matthew décide alors de partir à la recherche de sa Cendrillon. Petit hic : l'accès à la résidence des filles est formellement interdit aux garçons...

UNE NUIT A NEW YORK de Peter Sollet


Mais que s'est il passé depuis la fin des années‭ ‬1990‭? ‬A cette époque quand on allait voir un teen movie ce qu'on voyait c'était de l'adolescence à l'état pur baignée dans un cocktail d'hormones où ces débiles de pré-pubère n'avait qu'un idée en tête,‭ ‬se faire dépuceler avant leur bal de promo en s'entrainant d'abord dans une tarte aux pommes.‭ ‬On peut dire qu'aujourd'hui de l'eau a coulé sous les ponts.‭ ‬Est ce que les ados se sont enfin achetés un cerveaux ou est ce que les scénaristes ont enfin compris que l'adolescence n'était pas juste une période de débilité passagère‭? ‬Peut être que les deux réponses sont vrais mais on penchera plutôt pour la deuxième solution.‭ ‬Depuis l'excellent Juno on voit autre chose que des pom-pom girls ignare à l'écran et c'est tant mieux.‭ ‬Et oui les ados aussi se pose des questions existentielles,‭ ‬eux aussi font face à des événements douloureux et ont de réel problème dans la vie alors trêve de plaisanteries faisons enfin des teen-movies à l'images des ados d'aujourd'hui et pas à celle fantasmé par les parents sur leurs pauvres bambins dépravés.
Tout ça pour dire que‭ "‬Une nuit à New-York‭" ("‬Nick and Norah's Infinite Playlist‭ " ‬en anglais c'est tellement plus beau‭) ‬fait partie de ce renouvellement du teen-movie à côté d'autres films comme Juno et Supergrave.‭ ‬La recette est un peu toujours la même:‭ ‬la même bande d'acteur est présente dans les films que ce soit de façon flagrante ou par de simple caméo,‭ ‬une bande son essentiellement fait de rock indé,‭ ‬et ici la bande son est extrêmement importante,‭ ‬et une formatage de l'image toujours pareil,‭ ‬le vice est poussé jusqu'à copier le générique de début de Juno.‭ ‬Ceci dit malgré toutes ces ressemblances‭ "‬Une nuit à New-York‭" ‬arrive tout de même à se détacher de ses prédécesseurs et à développer sa propre identité.
Le film démarre sur Nick,‭ ‬joué par Micheal Cerra fidèle à lui même,‭ ‬déprimé par sa rupture amoureuse.‭ ‬Sa bande d'amis gays arrive pour le sortir de chez lui et suivre la trace d'un concert secret sur New-York.‭ ‬Au court de leur périple Nick rencontre Norah son‭ "‬âme sœur musicale‭"‬,‭ ‬joué par la jeune et sublime Kat Dennings.‭ ‬S'en suit une longue nuit de déambulation à travers New-York à la recherche du fameux concert.‭ ‬Sur ce scénario assez basique Peter Sollett réalise une comédie romantique fraiche et sympathique dans laquelle tout les ados auront peu de mal à s'y retrouver.‭ ‬En effet,‭ ‬en voyant les péripéties de nos protagonistes on ne peut que se rappeler de scènes que nous avons tous vécus:‭ ‬l'errance dans la ville tout une nuit,‭ ‬les plans foireux qui s'enchainent,‭ ‬les amis saoul à surveiller,‭ ‬les nouvelles rencontres qui peuvent nous changer complètement.‭ ‬Bien sur dans tout les films du genres certaines pulsions pipi-caca-vomi refoulées refont surface et‭ "‬Une nuit à New-York‭" ‬n'échappe pas à la règle mais cela n'affaiblit pas le film.‭ ‬Seules quelques scènes moins pertinentes en résultent mais elles restent tout de même plaisantes.
‭"‬Une nuit à New-York‭" ‬s'inscrit donc pleinement dans ce renouvellement des teen-movies qui se fait de façon intelligente et s'intéresse à de vrais questions.‭ ‬Le film est sincère,‭ ‬touchant et nous fait vivre un vrai moment de cinéma ou les plus jeunes rigoleront en voyant leur propre reflet à l'écran et les moins jeunes regarderont cela avec nostalgie en ne souhaitant qu'un chose:‭ ‬pouvoir revivre ce genre de situation.

7,5/10

Critique également disponible sur le quotidien du cinéma

lundi 16 mars 2009

Soirée cinéma "Nouvelles rencontres, nouveaux départ" avec TWO LOVERS et THE VISITOR

Je vous invite tous à la soirée organisée par l’asso dans laquelle je travail, la commission ciné-jeune de Villeneuve d’ascq.



19h30
THE VISITOR
Réalisé par: Tom McCarthy. Avec: Richard Jenkins, Hiam Abbas
USA- 2009- 1h45 - VOSTF
synopsis:
Professeur
d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale, la
soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une
vie routinière. Il tente de combler le vide de son existence en
apprenant le piano, mais sans grand succès...Lorsque l'Université
l'envoie à Manhattan pour assister à une conférence, Walter constate
qu'un jeune couple s'est installé dans l'appartement qu'il possède
là-bas : victimes d'une escroquerie immobilière, Tarek, d'origine
syrienne, et sa petite amie sénégalaise Zainab n'ont nulle part
ailleurs où aller. D'abord un rien réticent, Walter accepte de laisser
les deux jeunes gens habiter avec lui.Touché par sa gentillesse, Tarek,
musicien doué, insiste pour lui apprendre à jouer du djembe. Peu à peu,
Walter retrouve une certaine joie de vivre et découvre le milieu des
clubs de jazz et des passionnés de percussions. Tandis que les deux
hommes deviennent amis, les différences d'âge, de culture et de
caractère s'estompent.Mais lorsque Tarek, immigré clandestin, est
arrêté par la police dans le métro, puis menacé d'expulsion, Walter n'a
d'autre choix que de tout mettre en oeuvre pour venir en aide à son
ami...

- pause avec pot offert aux spectateurs -


21h45
TWO LOVERS
Réalisé par: James Gray. Avec: Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Isabella Rosselini
USA- 2008 - 1h50- VOSTF
synopsis:
New York. Leonard hésite entre suivre son destin et épouser
Sandra,la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et
écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et
volage, dont il est tombé éperdument amoureux. Entre la raison et
l'instinct, il va devoir faire le plus difficile des choix...

Tarif : 5€ la soirée ou 3,70€ le film

Date :samedi 21 mars 2009

Heure :19:30 - 23:40

Lieu :Cinéma Le Méliès

Adresse :Rue Traversière Villeneuve d’ascq

Téléphone :0320438074

mercredi 11 mars 2009

Loin de la terre brûlée de Guillermo Arriaga


Une caravane explose en plein milieu du désert. On la voit brûler pendant un moment et soudainement on est projeté dans une chambre dont les fenêtres sont balayées par la pluie et un couple se lève du lit. Voila comment démarre le premier film de Guillermo Arriaga qui avait déjà signé les scenarii de "Babel", "21 Grammes" et "3 enterrements". Pour son premier film "Loin de la terre brûlés" le réalisateur garde encore son rôle de scénariste et ça se voit. En effet, "Loin de la terre brûlée" est encore un de ces films qui s'attachent à plusieurs histoires à priori séparées mais qui en réalité sont toutes imbriquées l'une dans l'autre.
Durant la première moitié du film la formule convint et on ne peut s'empêcher de se demander ce qui peut bien relier l'histoire d'un adultère prenant fin dans les cendres d'une caravane, l'histoire d'amour qui s'installe entre une jeune américaine (presque redneck) et un jeune immigré mexicain et l'histoire d'une jeune femme apparemment déprimée qui semble bien facile à conquérir. Cette intrigue nous tient vraiment en haleine pendant les premières 45 minutes mais hélas passé ce délais le film se révèle totalement et le dénouement qui nous donne le lien entre toutes ces histoires se fait à ce moment au lieu de se faire au bout d'une heure et demi. Une fois que la principale question du film est résolut même les intrigues propres à chaque parties narratives deviennent prévisibles et quand on voit que les hypothèses que nous avons faites s'avèrent vrais on n'est même pas étonné.
Toutefois malgré ce manque de surprise le film est quand même accrochant car avec sa narration se déroulant sur différentes époques on a quand même envie de savoir quelles sont les conséquences des actions qu'on a vu dans une intrigue ou inversement qu'est ce qui a put être à l'origine des comportements que l'on voit à l'écran.
Le film est également soutenue par de très bon acteur mais surtout des actrices dont une Charlize Theron sublime, une Kim Bassinger un peu vieillit mais qui assure toujours et finalement la jeune Jennifer Lawrence époustouflante. Ces trois actrices font réellement le vrai propos du film qui est avant tout un film sur les femmes et la pression que celles ci peuvent recevoir dans nos sociétés.
Avec loin de la terre brûlée Guillermo Arriaga réussit son passage du papier à l'écran car il fait également preuve d'une bonne maîtrise de la caméra et nous offre de très beau plan. Même si on sent que le filon des films à narration éclaté commence à s'épuiser, et ici ce genre ne sert pas tellement que ça l'histoire, "Loin de la terre brûlée" est quand même un moment agréable pendant lequel on ne s'ennuie pas mais à la sortie de la salle on a une petite impression de déjà vu et de manque de surprise.

7/10
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